Salon de l’automobile de Vichy : l’amitié comme carburant d’un demi-siècle de succès

Par Alexandre BRICIER

Organisé comme chaque année par l’association des concessionnaires de marques automobiles de Vichy, le salon de l’automobile de la métropole bourbonnaise a fêté du 8 au 11 novembre ses 50 ans d’existence. Le président de l’association, Michel Baril, revient sur un demi-siècle de souvenirs et d’amitié.

Michel Baril devant les véhicules exposés au sein du Palais du Lac de Vichy.
Très attaché au salon de l’automobile qu’il préside depuis 36 ans, Michel Baril salue la réussite de cette cinquantième édition. Crédit : Alexandre Bricier

Le salon de l’automobile, c’est avant tout une affaire de camaraderie. L’association des concessionnaires de marques automobiles de Vichy réunit un groupe de copains au sein duquel la concurrence n’est pas la bienvenue. C’est cet état d’esprit qui est à l’origine du salon de l’automobile et c’est sans doute ce qui lui a permis de traverser un demi-siècle d’histoire.

Pour cette 50e édition, le Palais du Lac accueillait du 8 au 11 novembre de nombreux visiteurs venus découvrir plus de 300 véhicules neufs et d’occasion exposés. Vingt marques y étaient représentées par huit concessions automobiles vichyssoises. Ancien concessionnaire à la retraite et président de l’association depuis 36 ans, Michel Baril, contre toute attente, ne se considère pas comme un passionné d’automobile « mais plutôt comme un commerçant ». Pourtant, ce n’est pas un hasard s’il a construit sa vie autour de l’automobile. « Mon père était concessionnaire, donc je suis né dedans », confie-t-il. À l’occasion de ce 50e anniversaire, il revient dans un entretien accordé à L’Effervescent sur ce demi-siècle de rendez-vous automobiles.

Le salon de l’automobile de Vichy souffle ses 50 bougies cette année. Quand vous repensez à votre première édition qu’est-ce que cela vous fait ?

Je me sens vieux (rire). On a été témoin de l’évolution de l’automobile, à l’époque on vendait des 4L, des dauphines, des voitures qui ont beaucoup changé maintenant. Il y a quand même un sentiment de nostalgie de ces années-là.

Comment est née cette idée d’organiser un salon de l’automobile ?

L’idée est née d’un groupe d’amis concessionnaires qui souhaitaient créer un événement autour de l’automobile. Au départ, il s’agissait simplement d’expositions de véhicules d’occasion, puis l’idée d’un véritable salon a émergé. À Vichy, dans le secteur automobile nous sommes plus collègues que concurrents. C’est un avantage car nous évitons la surenchère sur les offres, ce qui permet à la fois de pérenniser l’événement et de maintenir une bonne ambiance entre les différents acteurs.

Que représente cet évènement pour vous après tant d’années ?

Oh, vous savez je le considère un peu comme mon bébé (sourire), ça fait 50 ans que j’y participe mais ça fait 36 ans que je l’organise. Je tiens ce salon avec les concessionnaires de la ville et forcément on s’y attache, ne serait-ce que par les liens que l’on crée au fil des éditions. Ce rendez-vous automobile c’est devenu notre rituel à nous.

Comment expliquez-vous sa longévité ?

Les bonnes relations entre les dirigeants des concessions vichyssoises ! Certains changent au fil des années, mais d’autres sont là depuis longtemps. On forme un vrai groupe de copains ! De plus, les concessionnaires eux-mêmes réclament le salon chaque année. En Auvergne, il n’existe pas d’autres salons automobiles. De ce fait, on draine un public qui vient de toute la région. Ce que les visiteurs apprécient ici, c’est de pouvoir passer une demi-journée à découvrir toutes les voitures sur place, plutôt que de se déplacer dans les différentes concessions du coin. Tout est regroupé, et ils peuvent comparer les modèles directement sur place.

Quid de la fréquentation du salon depuis sa création ?

On a toujours eu beaucoup de visiteurs qui sont venus assister au salon, sauf en 2020 puisqu’il a été annulé avec le Covid. Cependant, nous n’avons pas de données exactes car nous n’avons pas les moyens de calculer précisément le nombre de visiteurs. Je dirais qu’on en a toujours entre 7 000 et 10 000 qui viennent environ.

Ce rendez-vous annuel est-il devenu au fil des années une tradition pour les visiteurs ?

Pas vraiment (rire). Vous savez c’est assez surprenant, les gens savent que j’organise le salon et à chaque fois ils me redemandent la date de l’évènement alors que ça a toujours été la même. Ils savent qu’il y a un salon mais ils oublient la date, c’est curieux.

Quel bilan tirez-vous de cette cinquantième édition ?

Mes collègues me disaient qu’ils étaient très contents, ils ont fait un très bon salon. On a eu beaucoup de visiteurs, il a fait beau pendant les quatre jours et les différents acteurs du salon ont très bien travaillé. C’est un cinquantième anniversaire réussi !

Propos recueillis par Alexandre Bricier