Miss Auvergne 2026 : « J’ai envie de me challenger et de me donner un nouvel objectif »
Par Lily BARBARO
À 24 ans, Lina Berthelier a été élue Miss Auvergne 2026 vendredi 18 septembre, à l’Opéra de Vichy. Fraîchement diplômée d’une école de commerce, la Commentryenne s’apprête désormais à relever un nouveau défi, représenter sa région au concours Miss France, le 12 décembre prochain. Portrait d’une jeune femme attachée à ses origines.

Du haut de ses 1,73 m, Lina Berthelier est désormais la nouvelle ambassadrice de l’Auvergne. À 24 ans, la nouvelle Miss, élue le 18 septembre dernier, s’apprête à représenter la région au concours Miss France. Elle n’en reste pas moins profondément attachée à son territoire, et en particulier à la ville qui l’a vue grandir : Commentry.
Lina Berthelier a dû quitter la cité ouvrière où elle a passé sa jeunesse pour poursuivre des études de commerce à Paris. Pour autant, elle y garde ses attaches et n’oublie pas ses racines. Quelques jours après son élection en tant que Miss Allier, elle a effectué sa première sortie officielle au marché de Commentry, un lieu qu’elle fréquente depuis son plus jeune âge puisque sa maison familiale se situe juste en face. Son arrière-grand-mère y était même commerçante autrefois et tenait le magasin de lingerie « Chez Karine », rue de l’Hôtel-de-Ville.
« La vie mérite d’être vécue à 100 % »
Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, Lina Berthelier n’a pas toujours rêvé de devenir Miss. Elle a commencé à regarder le concours vers l’âge de 14 ans. À 18 ans, elle a tenté sa chance une première fois, mais ne se sentait pas encore prête.
Quatre ans plus tard, elle décide de retenter l’expérience, poussée notamment par sa grand-mère. Avec davantage de maturité et un parcours professionnel derrière elle, la jeune femme voit cette élection comme une nouvelle occasion de se dépasser. « J’estime que la vie mérite d’être vécue à 100 %, donc pourquoi pas vivre une expérience qui me sort de ma zone de confort ? Et puis ça ouvre tellement de portes, que ce soit professionnellement ou personnellement », explique-t-elle.
Après son Master 2 en commerce réalisé en alternance chez Engie, à Paris, Lina estime avoir beaucoup gagné en confiance. La jeune femme, qui reconnaît avoir autrefois eu du mal à prendre la parole, a progressivement appris à dépasser ses peurs. « Quelques années en arrière, je n’étais pas capable de prendre la parole. Entre-temps, j’ai fait une école de commerce, on m’a forcée à faire des exposés au tableau », raconte-t-elle.
Un concours préparé minutieusement
Cette fois, pas question d’improviser. Depuis sa victoire à l’élection de Miss Allier, en avril dernier, elle prépare avec rigueur le concours national, à commencer par sa présence sur les réseaux sociaux. Sur Instagram, où elle rassemble aujourd’hui plus de 6 000 abonnés, elle met notamment en avant son département à travers ses commerces, ses événements ou encore le passage du Tour de France. « Je pense que les réseaux sociaux sont une grande partie de la préparation aujourd’hui », commente-t-elle.
Mais la préparation ne se résume pas seulement à l’image. Lina travaille également sa prise de parole. Elle s’entraîne à répondre à des questions sans utiliser de mots parasites et poste des vidéos sur son compte TikTok chaque jour. « Je me suis entraînée à répondre à des questions aléatoires, car la prise de parole, ce n’est pas quelque chose de facile, surtout devant un million de téléspectateurs », confie-t-elle.
Le mental occupe également une place importante dans sa préparation. Car derrière les sourires et les paillettes se cache aussi une compétition, avec une seule gagnante qui succédera à Hinaupoko Devène, Miss France 2026. « Même si, avec les filles, on ne se tire pas dans les pattes et qu’on se pousse vers le haut, il faut être prête psychologiquement à perdre, mais aussi prête à gagner et à toutes les conséquences que ça peut engendrer », indique la jeune femme.
Pour se préparer à cette compétition, Lina peut aussi compter sur son expérience de sportive et notamment son passé de gymnaste rythmique, qui lui ont enseigné la rigueur et la persévérance.
Deux causes à défendre
Cette expérience de Miss, Lina souhaite aussi l’utiliser pour mettre en lumière des causes qui lui tiennent à cœur. La première concerne justement le sport. « J’ai toujours fait beaucoup de sport et ça m’a toujours aidée à grandir et à être persévérante, souligne-t-elle. Je pense que tout le monde devrait avoir accès au sport pour se construire. » Elle aimerait notamment pouvoir organiser des événements afin de permettre aux enfants et aux jeunes de découvrir différentes disciplines et de leur transmettre les valeurs du sport.
L’autre cause qui lui tient particulièrement à cœur est l’endométriose. Touchée de près, à travers son entourage, par cette maladie gynécologique chronique, qui touche une femme sur dix en France, Lina souhaite contribuer à mieux la faire connaître. « Je pense qu’aujourd’hui [cette maladie] n’est pas encore assez connue, affirme-t-elle. Si demain j’ai l’opportunité d’être contactée par des associations à ce sujet, ce sera avec plaisir. »
Son engagement ne date pas de son élection. Plusieurs années auparavant, la jeune femme avait notamment monté une chorégraphie de gymnastique rythmique sur un texte qu’elle avait elle-même écrit pour sensibiliser le public à l’endométriose.
Outre ces deux causes, Lina n’oublie pas ses fonctions d’ambassadrice de l’Auvergne : « J’aimerais mettre en avant toutes les belles choses de notre région. Je pense que c’est aussi ce que les gens attendent de nous, ils doivent pouvoir se reconnaître à travers nous et les choses qu’on met en avant. »
Lily Barbaro