Des buts, du spectacle et des micros ouverts : immersion au cœur de la rencontre ICJ-MMI

Devenu le choc incontournable entre les deux formations « rivales » du BUT de Vichy, le match de foot entre les ICJ (Information-Communication Journalisme) et les MMI (Métiers du Multimédia et de l’Internet) a eu son moment de grâce ce lundi 19 janvier au soir. La Baie des Étudiants (BDE), organisatrice de l’évènement, a vu les choses en grand pour le plus grand bonheur de nombreux jeunes. Retour sur une soirée hors du temps.

L'équipe ICJ avec son trophée au centre du terrain.
L’équipe ICJ avec son trophée au centre du terrain. Crédit : Florian Collin

Il est un peu plus de 19 heures. Dans chaque camp, la pression monte, l’adrénaline des grands rendez-vous amène sa salve de sensations. Le terrain synthétique du Tir aux Pigeons de Bellerive est encore éteint, pourtant tout le monde s’active en coulisses. Des membres de la Baie des Étudiants (BDE) se précipitent vers le local de l’organisation inter-étudiante en charge de la gestion de la rencontre. « Vite les canettes, les packs, la caisse. Allez, allez on entasse ça et on y va ! », entend-on près du pôle Lardy.

D’autres, en bord du terrain synthétique du Tir au Pigeon, s’assurent du branchement du dispositif de retransmission audio sur Calidis, la radio étudiante locale. Car oui, pour la première fois, l’évènement est entièrement commenté en duplex depuis le stade par le trio iconique des journalistes sportifs de l’association : Hugo Desmoulières, Véran Escoffier et Niels Rooman. Une véritable première qui démontre tout l’engouement autour de la rencontre. « C’est toujours sympa d’allier plaisir et boulot. Puis le commentaire radio est particulier, ça nous forme bien », admet Véran Escoffier.

Straps et paillettes

Au cœur des vestiaires, le bruit clinquant des crampons fait vibrer le sol, le déchirement des straps prévient de l’enjeu. Les joueurs des deux formations placent énormément d’attente dans cette rencontre, multipliant les entraînements depuis octobre. « On se sent confiant. On a une meilleure qualité que l’an dernier avec plusieurs vrais footballeurs dans l’effectif », avouait Vincent Leguai, coach des journalistes, en préambule.

À quelques minutes du coup d’envoi, le stade est plongé dans le noir, scénario digne des plus grandes compétitions internationales. Seul un fumigène transperce la pénombre et permet de distinguer les deux équipes entrant sur la pelouse sur la musique du Jump de Van Halen rappelant les joutes du Vélodrome de Marseille. Et comme dans les grandes affiches, c’est un invité de choix qui a présenté le ballon du match : le professeur Marc Pougheon. « C’est un symbole d’union entre nous tous car il donne des cours dans chacune de nos formations et il est assez proche de ses étudiants », précise-t-on du côté MMI.

Un match à sens unique

Pour ce qui est du sportif, il ne fallait pas être grand clerc pour comprendre que la rencontre allait tourner à la démonstration des jeunes journalistes. Si les ICJ rentrent au vestiaire à l’issue des 45 premières minutes avec seulement deux buts d’avance marqués sur coups de pied arrêtés (2-0), la domination, elle, est sans conteste. « On va en prendre 5 », se lamente un supporter MMI. Son calvaire n’allait pas s’arrêter là. Le début de seconde période en atteste : deux nouveaux buts en trois minutes conclus sur des actions collectives de grande classe.

Tout le monde participe à la fête dans les minutes suivantes, portant le total à un sanglant 6 buts à rien à la 70e minute de jeu. Les 20 dernières minutes sont plus équilibrées et les MMI sauvent l’honneur à deux reprises. Le score final est lourd mais surtout anecdotique : 8-2. Le calice jusqu’à la lie. Le capitaine des ICJ, Camille Chable, se dit satisfait de la performance : « C’est une belle fête ce soir. Tout le monde a tenu son rang et chacun a pris du plaisir, c’est tout ce qui compte », avance le latéral.

Des étoiles pleins les cieux

Pour clôturer une soirée d’anthologie, photos et chants à la gloire des héros prennent place durant de longues minutes sur le pré. Mais le bouquet final de ce lundi de janvier aux apparences banales se déroule dans le ciel. Sur les coups de 22 h 30, un feu d’artifice illumine le ciel bourbonnais de quelques fusées sous les regards ébahis des étudiants, célébrant, pour bon nombre d’entre eux, leur dernier match. Car oui, si le temps s’est arrêté pour laisser la magie des grands soirs s’inviter un lundi grisâtre, la vie reprend son cours et les trajectoires des uns et des autres risquent de se confondre dans le brouillard de l’avenir.

Tylian Auriol