Enquête. Insultes, menaces, agressions : pourquoi les maires sont devenus des cibles
Par Enzo AMIRAULT
Alors que les élections municipales 2026 viennent de s’achever, les maires restent en première ligne face à une montée des tensions dans la vie locale. Plusieurs élus locaux témoignent d’un climat qui s’est durci ces dernières années. Comment cette violence s’est-elle progressivement installée à l’échelon communal ?

« On est les larbins de la République. » Max Barbagallo a beau avoir été réélu dès le premier tour des municipales, le 15 mars dernier, à la tête de la mairie d’Izeaux (Isère), il est amer. Le professeur d’arts plastiques à la retraite garde encore un souvenir cuisant de l’agression perpétrée par un de ses quelque 2 100 administrés, dont il a été la victime six mois plus tôt.
En cette journée du 30 septembre 2025, l’édile, élu en février 2023 après la démission de l’équipe municipale précédente, est en pleine réunion lorsqu’il reçoit un coup de téléphone de sa femme. Un individu promène son chien sans laisse dans le pré appartenant au couple, à proximité de poules en liberté. « Il va courir après les poules, on va avoir des problèmes », prévient-elle.Lorsque l’épouse demande au jeune homme de quitter le terrain, il l’insulte.
Accompagné d’un policier municipal, Max Barbagallo rejoint sa conjointe et se porte à la rencontre de l’indélicat. « Monsieur, vous êtes sur une propriété privée, il y a des poules dans ce champ, ma femme vous a déjà demandé de le quitter ou au moins de tenir votre chien en laisse », l’interpelle-t-il. Sensible aux agressions que subissent les élus, il filme la scène sur son téléphone. À l’intérieur de sa coque, sa carte d’identité de maire. Elle n’empêche cependant pas le jeune homme de l’envoyer dans les cordes avec véhémence : « Je m’en fous, tu pourrais être le président, j’en ai rien à foutre. »
« Le chien lui saute à la gorge »
Avec l’agent, « un garde en uniforme qui fait 120 kilos et mesure 1 m 85 », l’édile s’efforce de raisonner le jeune. Mais rien n’y fait, celui-ci continue de déverser des tombereaux d’insultes. « Après ces flots d’injures, il faut presque prendre une douche… », commente Max Barbagallo. Soudain, l’adolescent attrape le cou de son chien et lui ordonne : « Vas-y, nique-les ! » Le jeune malinois fonce vers le maire et l’agent. « Le garde se met devant moi et le chien lui saute à la gorge. Il a le réflexe de mettre son bras », explique le maire. Le chien mord ainsi le bras de l’agent.
« Autant lui que moi, on a eu la vie sauve parce que le chien est jeune, je ne voudrais pas croiser ce chien dans un an », commente Max Barbagallo. Le jeune homme finit par se retirer, mais pas sans adresser une ultime menace à l’élu : « Maintenant je sais où t’habites, tu n’as pas intérêt à broncher parce que sinon je vais repasser. »
L’individu, âgé de 17 ans, a été placé sous contrôle judiciaire dans l’attente d’une convocation devant la justice des mineurs. Deux fusils à canon scié ont été découverts à son domicile, situé à une cinquantaine de mètres de celui de l’édile, rapporte la presse locale.
Le maire, figure d’autorité fragilisée
Si l’agression subie par Max Barbagallo n’est pas liée à son statut de maire, celui-ci était connu de l’auteur des faits, mais ceci n’a pas suffi à arrêter le geste de l’adolescent. Pour l’élu, la leçon à tirer de cet incident est claire : « Il n’y a plus d’expression d’autorité et plus de respect de l’autorité. » Selon lui, la société française est à un tournant, même si, pour le moment, aucune direction n’est claire. « Le développement économique, ce n’est plus vraiment le modèle. C’est la fin de la période de consommation des énergies fossiles. On est un peu dans un chaos de fin de période, philosophe l’élu. Tous ces facteurs font que les sociétés sont déstabilisées et que l’autorité ne s’exprime plus. »
La mésaventure vécue par Max Barbagallo est-elle effectivement l’illustration d’une perte de respect pour la fonction de maire et plus généralement d’élu de la République ? Celle-ci se traduit-elle par une augmentation du nombre d’actes d’agressions verbales ou physiques, à l’encontre de ces dépositaires de l’autorité publique, agissant au plus près des habitants, souvent seuls avec peu de moyens ?
Premier constat : donner une réponse statistique à ces questions n’est pas aisé, faute d’instruments appropriés. L’État a en effet mis sur pied un Centre d’analyse et de lutte contre les atteintes aux élus (Calaé), mais sa création ne remonte qu’à 2023 et ses données chiffrées manquent encore du recul historique nécessaire pour identifier une tendance de fond.
Les maires, principales cibles des atteintes aux élus
Le rapport publié en 2025 par le Calae indique qu’environ 2 500 procédures sont ouvertes chaque année pour des faits d’agressions contre des élus (2 430 en 2022, 2 759 en 2023 et 2 501 en 2024), pour deux tiers des menaces et outrage, et environ 10 % des violences. Les régions où ces agressions sont les plus nombreuses sont l’Île-de-France, Provence-Alpes-Côte d’azur et les Hauts de France. Le Centre-Val de Loire est la région la plus respectueuse de ses élus.
Les maires sont les principales cibles de la vindicte de leurs administrés, puisqu’ils totalisaient 62 % des procédures en 2023 et 64 % en 2024 alors qu’ils ne sont que 35 0000. Les 500 000 conseillers municipaux n’étaient visés que dans 15 % des cas en 2023, 18 % en 2024. Le solde est composé des atteintes aux parlementaires et membres du gouvernement.
On peut en revanche estimer que les enjeux sécuritaires, y compris lorsqu’ils concernent les élus, sont scrutés avec plus d’attention par les politiques, les médias et le public que dans le passé. C’est en tout cas ce que semble montrer une récente enquête de l’Observatoire de la démocratie de proximité. Selon cette étude, l’enjeu de la sécurité arrivait en tête des préoccupations de 43 % des Français lors des municipales 2026, contre 34 % avant le scrutin de 2019, quand la campagne se concentrait autour de la transition écologique (47 % des attentes des Français, contre 38 % aujourd’hui).
Cette évolution serait-elle le corollaire d’une augmentation de l’insécurité en France ? « Tout dépend de comment on mesure les chiffres. Une partie des gens vont vous dire qu’il y a de moins en moins de meurtres en France, d’atteintes aux personnes, qu’il y a de plus en plus d’affaires résolues, analyse le politologue Olivier Costa, qui a travaillé avec l’Observatoire de la démocratie de proximité. Une autre partie va nous dire qu’il y a une flambée de l’insécurité, mais plutôt de l’ordre des incivilités et qu’il y a une très forte demande des citoyens par rapport à ça. Soit parce qu’ils y sont confrontés dans leur quotidien, soit parce qu’ils passent leur temps à regarder CNews et qu’ils sont morts de trouille. »
Cette demande d’une sécurité renforcée va avoir des implications tant au niveau local que national, souligne le chercheur. « On va voir des villes qui vont dépenser de plus en plus d’argent pour embaucher des policiers municipaux qui sont incapables de régler les problèmes de fond, que ce soit par leur formation ou leurs droits, explique-t-il. Ce n’est pas le policier municipal qui va démanteler un trafic de drogue, ce n’est pas lui qui va mettre à mal une bande de cambrioleurs en série. »
La proximité, le fardeau des maires ?
Pourtant, 69 % des individus considèrent le maire comme la figure politique bénéficiant du plus haut niveau de confiance, selon l’Observatoire de la démocratie de proximité. Ce chiffre s’explique par plusieurs facteurs : la capacité des élus locaux à tenir leurs promesses, l’honnêteté, mais surtout la proximité qu’ils entretiennent avec les citoyens. « C’est la personne qui est la plus accessible, qui est la plus susceptible de régler les problèmes, le citoyen peut s’adresser facilement à son maire, qu’aux autres élus », souligne le politologue.
La proximité est certes une force, mais elle peut vite se transformer en fardeau : « Des citoyens vont s’énerver contre leur maire, parce qu’ils font une demande à laquelle il ne peut pas répondre de manière positive, ce qui va déclencher des comportements violents, évidemment ça n’arrive pas pour un député ou un sénateur », poursuit Olivier Costa. Ainsi, même si l’élu municipal reste la figure politique à laquelle les Français font le plus confiance, cette proximité place les élus locaux en première ligne. Les attaques que subissent les maires illustrent aussi le fossé qui ne cesse de se creuser entre citoyens et responsables politiques.
Des maires ciblés par l’extrême droite
En septembre 2015, la photo du petit Aylan Kurdi, enfant migrant mort noyé et dont le corps a été retrouvé sur une plage en Turquie, a choqué la terre entière. En réaction, le gouvernement français a demandé aux préfets de réunir les élus locaux volontaires pour accueillir des familles syriennes. « Moi, Monsieur le préfet, j’ai un château », alerte alors Gérard Dubois, maire de Pessat-Villeneuve, dans le département du Puy-de-Dôme. Un château qui accueillait une communauté de vacances, avec des dortoirs à côté. Quelques mois plus tard, Gérard Dubois reçoit un appel : « Demain, vous allez recevoir cent migrants de Calais. On compte environ 550 habitants à cette époque, c’est un petit choc, et puis on n’a pas eu le temps d’avertir la population », relate l’élu.
La situation est si urgente que le premier coup de fil date du 26 octobre 2015 et les migrants arrivent une semaine après, le 3 novembre 2015. Sur les réseaux sociaux, tout s’emballe. « On commençait à me condamner, comme quoi j’étais un mauvais blanc, c’est monté crescendo tous les jours », évoque Gérard Dubois. Le standard de la mairie a dû être coupé : « On avait eu plus de 200 coups de fil d’insultes en une journée. » Le 6 novembre 2015, Gérard Dubois organise une réunion publique pour expliquer la situation aux habitants du village. Un rassemblement au cours duquel il est placé sous protection policière – « parce que j’ai commencé à recevoir des menaces de mort », précise-t-il.
« Je suis cité dans des réunions de groupuscules d’extrême droite »
Une semaine plus tard, le château de Pessat-Villeneuve est tagué avec les mots : « Dehors Migrants ». Un contexte déjà tendu, qui va se renforcer avec les attentats du Bataclan qui touchent la capitale. « Le lendemain, on a commencé à évoquer que des fameux terroristes ont sans doute suivi la filière des migrants pour s’intégrer et entrer en France », explique le maire de Pessat-Villeneuve. La violence que subit Gérard Dubois continue : « Sur les réseaux sociaux, il y a des photomontages sur lesquels on peut lire ‘’[François] Hollande loge les migrants dans des châteaux.’’ Je suis cité dans des réunions de groupuscules d’extrême droite. »
La décision d’accueillir des migrants va même avoir des conséquences pour l’entourage de l’édile. « Honnêtement, tu flippes un peu pour ta famille. Ma fille qui était à la fac à ce moment-là, elle n’osait même plus dire qu’elle s’appelait Dubois, parce qu’elle ne savait pas trop ce qui allait se passer derrière », confie-t-il. À chaque actualité concernant l’accueil des migrants à Pessat-Villeneuve, les insultes et la violence recommencent, « c’est cyclique », indique Gérard Dubois. En novembre 2025, la petite ville a fêté les 10 ans de son premier centre d’accueil et d’orientation pour réfugiés, et la tension n’est pas totalement retombée. « J’ai reçu une lettre de menaces il y a quelques semaines », indique le maire.
« J’ai reçu un courriel de menaces de mort, assez explicites »
« J’ai porté plainte huit fois, il y en a au moins quatre ou cinq qui ont été classées sans suite. » La rédaction de l’Effervescent a interrogé Dorothée Pacaud le 31 octobre 2023, cinq mois après son élection dans un contexte tendu à la mairie de Saint-Brevin-les-Pins (Loire-Atlantique). Yannick Morez, le maire de l’époque, a annoncé sa démission après l’incendie de sa maison. En cause : le déménagement d’un centre d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada) sur le territoire de la commune. Une pluie de haine et de manifestants d’extrême droite s’abat sur la ville de 14 500 habitants. La municipalité héberge déjà des migrants depuis 2016, mais en 2021, l’État lui demande de trouver un endroit pour construire un Cada.
Après la démission de l’ancien maire, Dorothée Pacaud va, elle aussi, subir la violence de groupuscules d’extrême droite. « Sur ces huit plaintes, il y en a que j’ai portées contre des journaux d’extrême-droite, le web de type Riposte Laïque, la page Facebook du Collectif de la Pierre Attelée, déclare l’élue. Je suis tombée sur des posts assez choquants, j’étais mise en caricature sur des groupes privés. J’ai reçu un courriel de menaces de mort, assez explicites. »
Ces attaques en ligne s’accompagnent de lettres d’insultes, d’appels anonymes. Un climat hostile qui conduit Dorothée Pacaud à bénéficier d’une protection personnelle, seulement un mois après sa prise de fonction. Début juillet 2023, la France est confrontée à des émeutes urbaines. Plusieurs élus locaux sont agressés. Dorothée Pacaud reçoit un appel du directeur de cabinet du ministère de l’intérieur. « Ils m’ont dit : il n’y a pas de menaces directes sur vous, mais il y a un très mauvais climat, on préférerait que vous soyez sous protection. »
Deux officiers de sécurité assurent ainsi la protection de la nouvelle maire de la petite ville balnéaire pendant plusieurs mois. « Ils m’accompagnent dans tous mes déplacements. Si je vais au cinéma en famille, ils vont être assis dans la salle. C’est assez contraignant, il y a des choses qu’on a moins envie de faire si on est escorté », confie Dorothée Pacaud.
Quand l’extrême droite politise les débats locaux
L’extrême droite est étrangère à la plupart des agressions visant des maires, souvent motivées par des griefs personnels ou commises dans un élan de colère spontané. Mais dans plusieurs cas, comme à Pessat-Villeneuve ou Saint-Brevin-les-Pins, sa nébuleuse est bien impliquée, pour des motifs politiques. « Il n’y a pas d’autre mot, c’est l’extrême droite », souligne Gérard Dubois dans le cas de sa commune. Pour exister localement, le Rassemblement national (RN) s’appuie sur l’utilisation massive des réseaux sociaux. « Un parti comme le RN se structure de manière différente. Ils ont un usage des réseaux sociaux qui est très intense, ils vont essayer d’aller susciter des polémiques ici et là », explique le politologue Olivier Costa.
La stratégie du parti présidé par Jordan Bardella consiste à décliner des sujets nationaux à l’échelle locale pour convaincre un maximum d’électeurs. « Un sujet comme une aire d’accueil des gens du voyage ou l’accueil de réfugiés vont être montés en épingle par l’extrême droite pour créer le buzz, parce que ce sont des sujets sur lesquels ils savent qu’ils ont le soutien de la population », analyse le chercheur du CNRS.
Cette violence qui s’organise est-elle nouvelle ? « Les gens d’extrême droite ont toujours eu le coup de poing facile, ça fait partie un petit peu de l’ADN de ces forces politiques. Mais bon, je dirais que c’est nouveau, parce que l’extrême droite n’a jamais été à ces niveaux-là en France, tout simplement », ajoute Olivier Costa.
Lors des municipales de mars 2026, le RN s’est maintenu dans plusieurs communes déjà administrées par ses maires, et a glané quelques nouvelles municipalités. Mais on est loin du raz-de-marée espéré après ses très bons résultats aux européennes et aux législatives de 2024. Pour Olivier Costa, cette difficulté à s’implanter localement ne relève pas vraiment du paradoxe. « Aujourd’hui le RN est de loin le premier parti de France, mais très peu de personnes publiques assument leur vote pour le RN, et au niveau local c’est pareil, analyse le chercheur. Dans beaucoup de communes, ils n’y arrivent pas, parce qu’ils ne trouvent pas le nombre de candidats nécessaires, ou alors parce que, très vite, ils sont rattrapés par le passif de leurs candidats. Et comme ils sont dans une logique de dédiabolisation, ils sont obligés de se séparer de ces personnes. »
Des violences banalisées par les maires eux-mêmes
Le temps a passé depuis l’agression dont les maires interrogés ont été victimes, et certaines plaies se sont refermées. « Je sous-estime peut-être cette agression », déclare aujourd’hui Max Barbagallo, qui a quand même réfléchi à deux fois avant de se représenter pour les municipales. « Je ne vais pas dire que c’est le jeu, une fois que t’es habitué, c’est terrible à dire, mais bon », confie Gérard Dubois. « Comme quoi, quelque part, on est tous la tête dans le guidon et on finit par accepter l’inacceptable », commente quant à elle Dorothée Pacaud.
Les maires banalisent-ils la violence qu’ils subissent ? « Il y a beaucoup d’élus qui acceptent cette violence comme une contrainte de la vie publique. Et je suis assez frappé par cette banalisation », évoque Olivier Costa. Désormais, un élu municipal doit savoir gérer la violence. Au fil du temps, c’est devenu une véritable compétence. « Il y a une forme de fatalisme par rapport à ça. L’idée que quand on est élu, on est confronté à des gens qui sont ingrats, qui sont violents, qui ne sont pas polis. Et le pire c’est qu’il y a une asymétrie : l’élu doit accepter de se faire engueuler, mais lui-même ne peut jamais hausser le ton », poursuit le politologue.
Quelles solutions pour protéger les maires ?
Comment protéger les élus locaux ? L’Association des maires de France (AMF) s’implique pour que les élus locaux disposent de réels moyens juridiques et financiers. La création, en 2023, du Centre d’analyse et de lutte contre les atteintes aux élus (Calaé) est une conséquence directe du choc de l’affaire de Saint-Brevin. Mais au-delà de l’analyse, quelles sont les solutions concrètes ?
L’AMF s’efforce de faire évoluer la loi. L’association a mené un combat de fond pour renforcer la protection des élus face aux agressions. « Et pour cela, il fallait classer les élus dans la même catégorie que les policiers ou les gendarmes, c’est-à-dire celle des dépositaires de l’autorité publique. Ce qui renforçait les sanctions lorsque l’on s’en prend à un dépositaire de l’autorité publique », explique Jean-François Vigier, vice-président de l’AMF. C’est ainsi qu’en mars 2024 a été adoptée la loi visant à renforcer la sécurité et la protection des maires et des élus locaux. Désormais, les sanctions pénales sont plus lourdes en cas d’injures, de menaces ou de violences commises contre un élu.
Le combat se déplace maintenant sur le terrain numérique, un point complexe où l’AMF réclame un allongement des délais de prescription pour les insultes en ligne. L’association organise des ateliers de prévention pour les maires, qui restent toutefois insuffisants pour le vice-président de l’association. « Il faut qu’un véritable changement soit fait sur les réseaux sociaux, on ne peut pas laisser passer ce qui peut être écrit à l’encontre des maires sur internet. À un moment donné, la liberté d’expression doit s’effacer derrière l’outrage, derrière les outrances et les insultes », estime Jean-François Vigier.
Enzo Amirault